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politique
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| | POURQUOI SARKOZY A-T-IL SÉDUIT MARSEILLE ? |  | A Marseille, comme dans tout le département des Bouches-du-Rhône, l’écart entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ne s’est pas seulement confirmé le 6 mai, qui a vu le président de l’UMP gagner haut la main les clés de l’Elysée. Collant presque exactement aux sondages, cet écart entre les deux prétendants s’est fortement accentué, passant de 7 points le 22 avril (34,25 % contre 27,11 %) à plus de 11 (55,72 % contre 44,28 %) lors du second tour.
A chaque fois donc, l’antique Phocéa aura même donné au candidat de l’UMP une moyenne de suffrages plus élevée qu’à l’échelle nationale : 34,25 % puis 55,72 % contre, successivement, en moyennes nationales, 31,18 % et 53,06 %. Voilà, soit dit en passant, qui interpellerait peut-être sociologues et autres psy sur la question de savoir si la cité dite « la plus belle ville du Tiers-Monde » ne s’était pas fait un point d’honneur à se distinguer, comme mue par on ne sait quelle sorte de zèle expliquant le paradoxe, en marquant nettement sa préférence pour le champion de l’identité française et de l’ultra libéralisme économique.
Au niveau départemental, les écarts de scores sont encore plus importants d’un tour à l’autre : 14 points le 22 avril entre le candidat de l’UMP et la désormais ex « première femme possible présidente de la République française » (34,73 % contre 20,73 %) et pas moins de 16 le jour fatal (58,03 % contre 41,97 %). Et là aussi, au vu des chiffres donnés plus haut, les Bouches-du-Rhône, en plébiscitant Nicolas Sarkozy, ont à chaque fois mieux fait que toute la Gaule réunie… Avec, qui plus est, un regain de « civisme » en sus : au second tour, les électeurs du département sud le plus industrialisé ont été un peu plus nombreux à se rendre aux urnes : 15,18 % d’abstentions contre 16,03 % à l’échelle nationale.
Comment expliquer ce net positionnement à droite de l’électorat des Bouches-du-Rhône et de Marseille, une ville où le tissu associatif, majoritairement de gauche, est très important ?…
Au-delà du machisme incurable dont les Français seraient affligés et qui, selon certains Marseillais, du reste mieux à même que quiconque d’en parler, expliquerait le résultat final, une chose est sûre : si étonnement il y a, il ne saurait être que relatif. Personne en effet, parmi les démocrates surtout, n’a encore oublié que c’est ici précisément qu’en 2002 Jean-Marie Le Pen a réalisé l’un de ses plus forts scores dans tout l’Hexagone pour rafler la deuxième place de finaliste à Lionel Jospin, face à Jacques Chirac. Le poids traditionnel de l’électorat frontiste étant déjà ce qu’il est dans le midi, et plus particulièrement à Marseille, l’art du verbe avec lequel Nicolas Sarkozy, depuis cinq ans au moins, n’a eu de cesse de lui envoyer des signaux aussi forts qu’éloquents a dû faire le reste, laissant le vieux leader, appelant à bouder les urnes, postillonner tout seul ou presque dans le désert. D’autant que, du point de vue concret, certains raisonnements, plus explicites qu’on ne le pense, n’ont pas manqué de fonctionner. Dont celui-ci : le Nicolas n’a pas seulement la mise de jeune premier ayant tout l’avenir devant lui, il est déjà au pouvoir.
Et, en plus, son ascension fulgurante, sur le corps d’icônes aussi établies que le président sortant, serait bien la preuve qu’il a l’expérience et la poigne, gages, s’il en est, d’efficacité. Efficacité pour faire quoi ?… La réponse serait, à l’évidence, dans le rapport entre les valeurs phares dont le très prochain chef de l’Etat français a su jouer comme d’autant d’attributs de séduction – immigration, sécurité, travail etc. –, et le fait que Marseille, mosaïque complète de cultures où le centre ville même est assimilé à une banlieue qui ne dit pas son nom, soit, justement, le plus parfait condensé de toutes les problématiques sociales qui minent la France d’aujourd’hui et sur lesquelles les candidats à la présidentielle se sont confrontés. C’est dire combien à juste titre l’on craint ici que le sixième Président de la Ve République n’ait rien fait d’autre, durant sa campagne, que jouer à l’apprenti sorcier.
En tout état de cause, la gauche, dans ses diverses composantes, ne s’empêche pas de voir les toute prochaines législatives non sans une certaine inquiétude. Ira-t-elle à cette nouvelle bataille aussi dispersée ?… Ou bien fera-t-elle tout pour limiter les dégâts ?… Une Assemblée Nationale avec une opposition confinée aux strapontins serait le pire… | Rédigé le 2007-05-09 par Samir FERHAT |
| | LE NOUVEAU MINISTRE DE LA JUSTICE |  | RACHIDA DATI
La composition du Gouvernement a été annoncée par Claude Guéant, Secrétaire Général de l'Elysée, le vendredi 18 mai 2007. Rachida DATI, magistrate, devient le 26ème Garde des Sceaux de la Vème République.
Rachida DATI est née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy (Saône-et-Loire).
Formation
Maîtrise en Droit public, maîtrise en Sciences Economiques, ancienne élève de l'Institut Supérieur des affaires et de l'Ecole Nationale de la Magistrature.
Carrière
Rachida DATI débute sa carrière professionnelle en 1987 au sein du groupe Elf Aquitaine avant de rejoindre la direction de l'audit de Matra communication en 1990, puis la Banque Européenne pour la reconstruction et le développement à Londres en 1993. De 1994 à 1995 elle occupe les fonctions de contrôleur de gestion et secrétaire générale du bureau d'études sur le développement urbain à la Lyonnaise des Eaux. Elle est également, de 1994 à 1997, conseillère technique à la direction juridique du ministère de l'Éducation Nationale.
Née d'un père marocain et d'une mère algérienne, Rachida DATI est la première fille d'immigrés à avoir la charge d'un grand ministère en France. Cette nomination, rendue publique vendredi 18 mai, sonne comme un aboutissement pour cette femme travailleuse et ambitieuse.
Rachida DATI entre à l'Ecole Nationale de la magistrature en 1997 et devient auditeur de Justice au Tribunal de Grande Instance de Bobigny en 1999. Juge commissaire aux procédures collectives au Tribunal de Grande Instance de Péronne de 1999 à 2001, elle occupe le poste de Substitut du Procureur de la République au Tribunal de Grande Instance d'Evry de 2001 à 2002.
En 2002, elle devient conseillère technique au Cabinet du Ministre de l'Intérieur et des Libertés Locales, puis conseillère au Cabinet du Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie en 2004 et Directeur général adjoint au Conseil général des Hauts-de-Seine de 2004 à 2005.
Elle rejoint à nouveau, de 2005 à début 2007, le cabinet du Ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire en qualité de conseillère chargée du projet de loi sur la délinquance.
Rachida DATI est Membre de l'Institut Montaigne, du Club Le Siècle et fondatrice du Club XXIe Siècle.
Source Ministère de la justice.
Née d'un père marocain et d'une mère algérienne, Rachida DATI est la première fille d'immigrés à avoir la charge d'un grand ministère en France. Cette nomination, rendue publique vendredi 18 mai, sonne comme un aboutissement pour cette femme travailleuse et ambitieuse.
C'est lors d'une réception donnée à l'Ambassade d'Algérie où elle provoque une rencontre avec le Garde des Sceaux Albin Chaladon, que son destin va changer. Cette rencontre va être un tournant pour cette Rachida qui, depuis quatre ans et demi, travaille en tant qu’aide – soignante de nuit. Elle lui demande son aide et l'obtient.
Armée de son Deug d'économie obtenu à l'Université de Dijon, elle intègre alors comme comptable la direction financière d'Elf. Quelques années plus tard, en 1989, elle rencontre Jean-Luc Lagardère et rentre chez Matra un an plus tard. Elle y sera auditeur et obtient le financement de son MBA. Cette même fonction, elle l'occupera aussi pendant un an, à Londres, à la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) avant de devenir la Secrétaire Générale d'un bureau d'études de la Lyonnaise des Eaux. Là, elle fait un rapport sur la politique de la ville pour Simone Veil dont elle se rapproche et qui lui conseillera comme Pierre de Bousquet, un proche de Jacques Chirac, et Marceau Long, ancien vice-président du Conseil d'Etat, de devenir magistrate. Toute l'existence de Rachida Dati est émaillée de ces rencontres souhaitées ou fortuites dont elle a su tirer parti tout en suscitant de la sympathie chez ses interlocuteurs.
Titulaire d'une maîtrise en Sciences Economiques et d'une autre en Droit Public, elle suit le conseil et rentre à l'Ecole Nationale de la magistrature en 1997. Elle prêtera d'ailleurs serment, en 1999, dans la robe de magistrat de Simone Veil. Rachida Dati commence sa carrière comme auditeur de justice au Tribunal de Grande Instance de Bobigny avant de devenir Juge de la Cour d'appel d'Amiens et Substitut du Procureur de la République au Tribunal de Grande Instance d'Evry. Entre temps, en 1996, elle a rencontré, pour la première fois, Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly. Rachida Dati, comme elle l'a toujours fait, lui proposera plus tard ses services pour finalement le rejoindre en 2002 au ministère de l'Intérieur.

La magistrate, spécialisée en finances, y est chargée des liens avec les jeunes. En 2005, elle se verra confier le projet de loi sur la prévention de la délinquance. « Je suis fascinée par le parcours de Nicolas Sarkozy, confiait-elle au Nouvel Economiste à propos du nouveau Président. C'est quelqu'un à qui l'on n'a jamais rien donné. Il a tout eu à l'arraché, avec succès. Il y a quelque chose chez lui qui fait écho chez moi : le refus de la fatalité, peut-être. J'ai un attachement pour lui au-delà de son engagement politique. » Elle sera sa porte-parole durant la campagne présidentielle. Rachida Dati est membre du club Le Siècle, un think-thank qui rassemble plusieurs dirigeants français, et est à l'origine de la création du Club XXIe siècle. Ce dernier regroupe des personnalités qui souhaitent valoriser la diversité au sein de la société française. Un combat qui trouve un écho retentissant avec son arrivée à la tête du ministère de la Justice.
| Rédigé le 2007-05-18 par Samir FERHAT |
| | DIFFUSION DE LA PHOTO OFFICIELLE DU PRÉSIDENT NICOLAS SARKOZY |  | La photo officielle du Président Nicolas Sarkozy, destinée à prendre place dans les mairies, écoles et autres établissements publics français, a été diffusée mercredi.
Ce portrait montre le nouveau chef de l'Etat debout, costume gris anthracite et chemise bleue à rayures, légion d'honneur à la boutonnière, le visage légèrement tourné, sur fond de bibliothèque élyséenne, au côté des drapeaux français et, pour la première fois, européen.
Comme ses prédécesseurs Charles de Gaulle, Georges Pompidou et François Mitterrand, Nicolas Sarkozy a choisi le décor classique de rangées de livres aux reliures anciennes de la bibliothèque de l'Elysée.
Valéry Giscard d'Estaing avait été photographié sur fond de drapeau français, et Jacques Chirac en décor extérieur, avec le palais de l'Elysée en arrière-plan.
Le portrait du Président Sarkozy est l'oeuvre d'un photographe de l'agence Sipa, Philippe Warrin, 44 ans, déjà auteur de l'affiche du candidat UMP pour le premier tour de la présidentielle portant le slogan "Ensemble, tout devient possible".
La photo officielle du 23è Président de la République a été réalisée lundi à l'Elysée, et la séance a duré "vingt minutes", avait indiqué M. Warrin, précisant que la présence du drapeau européen avait été "suggérée" par ses soins. Nicolas Sarkozy voulait, selon lui, "du classique". "Au moment du shoot, j'étais seul avec mon assistant et la maquilleuse, face à Nicolas", a-t-il précisé au Figaro mercredi.
C'est Nicolas Sarkozy lui-même, qui, au soir du deuxième tour de la présidentielle, avait proposé à Philippe Warrin de faire son portrait officiel. La collaboration du photographe de Sipa, réputé dans la presse "people", a commencé il y a trois ans, lorsque Cécilia Sarkozy l'avait choisi pour illustrer le reportage qu'un magazine préparait sur elle. Il a ensuite accompagné le couple lors de déplacements aux Etats-Unis et au Maroc.
Les portraits des cinq prédécesseurs de M. Sarkozy ont été réalisés par Jean-Marie Marcel (de Gaulle), François Pagès (Pompidou), Jacques-Henri Lartigue (Giscard d'Estaing), Gisèle Freund (Mitterrand) et Bettina Rheims (Chirac).
Cette image officielle est mise en place dans les mairies des quelque 36.000 communes françaises, dans les écoles, les ambassades de France à l'étranger, les ministères...
Sources : MSN actualités. | Rédigé le 2007-05-23 par Samir FERHAT |
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